Découvrir la campagne thaïlandaise de l'Issan à Prasat près de Surin

Découvrir la campagne thaïlandaise de l’Issan à Prasat près de Surin

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Soldes voyage

L’essentiel

Au cœur de la Thaïlande profonde, la région de l’Issan autour de Prasat et Surin révèle une campagne authentique où les temples khmers millénaires surgissent des rizières dorées. Loin des circuits touristiques classiques, ce territoire préserve une culture vivante, une gastronomie pimentée et une hospitalité rare. Une destination pour les voyageurs curieux qui cherchent la Thaïlande d’avant les cartes postales.

💰 €📅 Novembre à février (saison sèche et fraîche)⏱️ 4 à 7 jours🗣️ Thaï (dialecte isaan, proche du lao)💱 Baht thaïlandais (THB)

À 350 kilomètres au nord-est de Bangkok, le plateau de l’Issan s’étend comme un monde à part, souvent ignoré des circuits touristiques classiques et pourtant d’une richesse saisissante. La province de Surin et son district de Prasat en sont l’un des joyaux les mieux gardés : une campagne de rizières verdoyantes, de villages en bois sur pilotis, de marchés matinaux animés et de sanctuaires khmers qui témoignent d’un empire disparu.

L’Issan est la région la plus vaste et la plus peuplée de Thaïlande, mais aussi la moins développée économiquement, ce qui lui confère un charme intact. Ici, le dialecte isaan — proche du lao — résonne dans les ruelles, les femmes tissent la soie sur des métiers ancestraux et les buffles tirent encore les charrues dans les champs. Prasat, petit district agricole de la province de Surin, offre un accès privilégié à plusieurs sanctuaires khmers remarquables et à une vie rurale thaïlandaise authentique.

  • Une architecture khmère préangkorienne et angkorienne parmi les mieux conservées hors du Cambodge
  • Un artisanat de la soie et du coton aux motifs traditionnels uniques
  • Une cuisine locale épicée et parfumée, distincte de la cuisine thaïlandaise centrale
  • Des paysages agricoles d’une sérénité absolue, particulièrement en saison des pluies
  • Un festival des éléphants de renommée internationale chaque novembre à Surin

Voyager dans cette région, c’est accepter de ralentir, de s’égarer sur des routes de latérite rouge et de partager un repas avec des habitants qui n’ont pas encore perdu l’habitude d’inviter l’étranger à leur table.

Infos pratiques

💰 Budget
📅 Meilleure périodeNovembre à février (saison sèche et fraîche)
⏱️ Durée recommandée4 à 7 jours
🗣️ LangueThaï (dialecte isaan, proche du lao)
💱 MonnaieBaht thaïlandais (THB)
🕐 Fuseau horaireUTC+7
🛂 VisaExemption de visa 30 jours pour les ressortissants français et de nombreux pays de l’UE ; visa à l’arrivée possible pour d’autres nationalités
📞 Indicatif+66
🔌 Électricité220V, prises de type A, B et C
🚰 Eau potableNon (eau en bouteille recommandée)

Top activités et visites

Points d’intérêt

Prasat Hin Phimai

Le temple khmer de Phimai est l’un des plus grands et des mieux restaurés de Thaïlande. Construit entre le XIe et le XIIe siècle, ce sanctuaire bouddhiste mahayana précède Angkor Vat et en partage l’architecture grandiose : gopuras, galeries couvertes, tours en grès rose et bassin sacré. Le parc historique, géré par le Fine Arts Department thaïlandais, est accessible toute la journée. Une visite incontournable pour comprendre l’étendue de l’empire khmer vers le nord-ouest.

Visite culturelle et archéologique · Durée estimée : 2 à 3 heures · Prix indicatif : 3 € (100 THB)

Prasat Ta Muen et Prasat Ta Muen Thom

Nichés à la frontière cambodgienne dans la province de Surin, ces deux sanctuaires khmers du XIe siècle sont parmi les plus sauvages et les moins fréquentés de la région. Prasat Ta Muen Thom, le plus grand des deux, était une étape sur la route royale reliant Angkor à Phimai. L’atmosphère y est mystérieuse, avec des pierres envahies par la végétation et une forêt dense alentour. L’accès nécessite un véhicule et éventuellement un guide local.

Visite archéologique et nature · Durée estimée : 3 à 4 heures (aller-retour inclus) · Prix indicatif : Gratuit à 1 €

Festival des éléphants de Surin

Chaque troisième week-end de novembre, la ville de Surin accueille le plus grand rassemblement d’éléphants de Thaïlande. Des centaines d’éléphants et leurs mahouts participent à des démonstrations de dressage, des reconstitutions de batailles historiques et des défilés costumés. L’événement est profondément ancré dans la culture locale : la province de Surin est historiquement liée à l’élevage et au dressage des éléphants par l’ethnie Suay. Une expérience visuelle et émotionnelle unique, à réserver bien à l’avance.

Festival culturel · Durée estimée : 1 à 2 jours · Prix indicatif : 5 à 15 €

Village de Ban Ta Klang (village des éléphants)

À une trentaine de kilomètres au nord de Surin, le village de Ban Ta Klang est le foyer de l’ethnie Suay, communauté traditionnellement dresseurs d’éléphants. On y observe des éléphants en semi-liberté, on rencontre les mahouts et leur famille, et on découvre les rites et savoirs liés à cet animal sacré. Certaines associations locales proposent des séjours responsables permettant de participer aux soins des éléphants sans les monter, une pratique de plus en plus valorisée.

Tourisme éthique et culturel · Durée estimée : 2 à 4 heures · Prix indicatif : 5 à 20 €

Marché matinal de Surin

Le marché de Surin s’anime dès 5h du matin avec des étals de street food isaan, de légumes frais, de poissons séchés, d’herbes aromatiques et de spécialités locales comme le som tam (salade de papaye verte) et le khao niao (riz gluant). C’est l’endroit idéal pour observer la vie quotidienne et goûter des saveurs authentiques pour moins d’un euro. Un moment d’immersion totale dans la culture locale.

Immersion culturelle et gastronomique · Durée estimée : 1 à 2 heures · Prix indicatif : 1 à 3 €

Tissage de la soie à Surin et Prasat

La province de Surin est réputée pour sa soie et son coton tissés à la main, aux motifs géométriques khmers caractéristiques. Dans plusieurs villages autour de Prasat, on peut assister au travail des tisserandes sur des métiers traditionnels, acheter des pièces uniques directement aux artisanes et parfois participer à un atelier initiatique. Le village de Ban Chok, près de Prasat, est l’un des centres de production les plus actifs.

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Artisanat et culture locale · Durée estimée : 1 à 3 heures · Prix indicatif : Gratuit (achat en option, 5 à 50 €)

Phanom Rung et Muang Tam

À environ 120 kilomètres à l’ouest de Surin, le complexe de Phanom Rung est perché au sommet d’un volcan éteint et constitue l’un des plus beaux exemples d’architecture khmère en Thaïlande. Construit entre le Xe et le XIIIe siècle, il est orienté vers Angkor. À ses pieds, le temple de Muang Tam offre un ensemble de bassins sacrés et de gopuras finement sculptés. Les deux sites se visitent en une journée depuis Surin ou Prasat.

Visite archéologique et panoramique · Durée estimée : 4 à 6 heures (les deux sites) · Prix indicatif : 5 à 6 € (100 à 150 THB par site)

Sam Phan Bok (Grand Canyon thaïlandais)

Sur les rives du Mékong dans la province d’Ubon Ratchathani, Sam Phan Bok est un ensemble de formations rocheuses creusées par le fleuve, formant des bassins, des gorges et des sculptures naturelles spectaculaires. Ce site n’est accessible qu’en saison sèche, de novembre à mai, lorsque le niveau du Mékong baisse. Une excursion d’une journée depuis Surin, à environ 200 kilomètres, pour un paysage d’une beauté brute et peu connue.

Nature et randonnée · Durée estimée : Journée complète · Prix indicatif : 2 à 5 € (transport et entrée)

Randonnée et observation des oiseaux dans la campagne de Prasat

Les environs de Prasat offrent des paysages agricoles propices aux balades à pied ou à vélo : rizières en terrasses, étangs aux lotus, bosquets de bambous et chemins de terre rouge. La région est un paradis pour les ornithologues amateurs, avec des espèces comme le martin-pêcheur, le calao et divers rapaces. La meilleure période est la saison sèche, de novembre à février, quand les rizières dorées sont prêtes pour la récolte.

Nature, randonnée et ornithologie · Durée estimée : 2 à 5 heures · Prix indicatif : Gratuit (location de vélo : 2 à 5 €)

Fête des chandelles d’Ubon Ratchathani

Chaque année en juillet, lors de la fête bouddhiste de Khao Phansa (début du carême bouddhiste), la ville d’Ubon Ratchathani organise l’un des défilés de cierges sculptés les plus spectaculaires d’Asie du Sud-Est. Des chars monumentaux ornés de cierges de cire représentant des scènes mythologiques défilent dans les rues. L’événement attire des dizaines de milliers de visiteurs et constitue une excursion culturelle majeure depuis Surin (environ 140 kilomètres).

Festival religieux et culturel · Durée estimée : 1 à 2 jours · Prix indicatif : Gratuit (hébergement à prévoir)

Comment s’y rendre

Avion

L’aéroport le plus proche est celui de Surin (SUQ), qui propose des vols domestiques depuis Bangkok (Don Mueang) avec Nok Air et Air Asia, avec des temps de vol d’environ une heure. Alternativement, les aéroports d’Ubon Ratchathani (UBP) et de Nakhon Ratchasima (NAK) desservent également la région avec des liaisons régulières depuis Bangkok. Depuis ces aéroports, un bus ou un taxi permet de rejoindre Surin ou Prasat.

Train

La gare de Surin est desservie par la ligne ferroviaire Bangkok-Ubon Ratchathani. Des trains rapides et express partent de la gare de Hua Lamphong (Bangkok) plusieurs fois par jour, avec un trajet de 6 à 8 heures selon le type de train. Les trains de nuit avec couchettes sont une option économique et confortable. La gare de Prasat est également desservie par cette ligne, à environ 15 minutes de Surin.

Voiture

Depuis Bangkok, la route nationale 226 relie la capitale à Surin via Nakhon Ratchasima (Korat), pour un trajet de 450 kilomètres environ (5 à 6 heures). La route est bien entretenue et le réseau routier de la province de Surin est globalement praticable. La location de voiture est disponible à Bangkok et dans les grandes villes de la région.

Transports locaux

Sur place, le tuk-tuk et le songthaew (pick-up collectif) sont les moyens de transport les plus courants dans les villes et entre les villages. La location de scooter (200 à 300 THB par jour) est la solution la plus flexible pour explorer la campagne autour de Prasat. Des vélos sont disponibles dans certains hébergements. Les bus interprovinciaux relient Surin aux villes voisines comme Buriram, Ubon Ratchathani et Nakhon Ratchasima.

Conseils pratiques

Prévoir des espèces en baht car les distributeurs automatiques sont rares hors des grandes villes. Les routes secondaires vers les temples frontaliers peuvent être en mauvais état après les pluies : un scooter ou un 4×4 est recommandé. Télécharger les cartes hors ligne (Google Maps ou Maps.me) avant de partir dans la campagne. Les applications de traduction comme Google Translate avec la caméra sont très utiles, car peu de panneaux sont en anglais dans la région.

Carte interactive

Où dormir ?

L’hébergement dans la région de Surin et Prasat reste très abordable comparé aux destinations touristiques classiques de Thaïlande. Les options vont du guesthouse familial au petit hôtel de ville confortable, en passant par des séjours chez l’habitant qui constituent une expérience culturelle en soi. Surin est la base logistique idéale pour rayonner dans la région, tandis que Prasat offre un cadre plus rural et immersif.

Surin (centre-ville)

La capitale provinciale dispose du plus large choix d’hébergements de la région, avec des hôtels de catégorie moyenne bien équipés, des guesthouses propres et des quelques établissements de charme. Le centre-ville est animé, proche des marchés, des restaurants et de la gare ferroviaire. Idéal pour les voyageurs qui souhaitent un confort relatif tout en restant bien connectés.

Gamme de prix : €€ · Idéal pour : Couples, familles, voyageurs solo

Prasat (district rural)

Le district de Prasat propose des hébergements plus modestes et authentiques, comme le Ban Naa Cottage, un gîte rural tenu par des locaux offrant une immersion totale dans la vie villageoise. Les prix sont très bas (15 à 50 USD par nuit) et l’accueil y est chaleureux. Idéal pour les voyageurs qui cherchent à s’éloigner du tourisme de masse et à vivre au rythme de la campagne isaan.

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Gamme de prix : € · Idéal pour : Backpackers, voyageurs curieux, amoureux de la nature

Environs de Phanom Rung (province de Buriram)

Pour les amateurs d’archéologie qui souhaitent visiter Phanom Rung et Muang Tam sans se presser, quelques guesthouses et petits hôtels sont disponibles dans les villages proches de Nang Rong. Cette base permet de visiter les sites en début de matinée, avant l’afflux de visiteurs, et de profiter des couchers de soleil spectaculaires sur le volcan.

Gamme de prix : € · Idéal pour : Voyageurs passionnés d’archéologie, couples

Spécialités culinaires de l’Issan : une cuisine à part entière

La cuisine isaan est souvent considérée comme la plus épicée et la plus aromatique de Thaïlande. Elle se distingue radicalement de la cuisine centrale par l’utilisation massive de la sauce de poisson fermenté (pla ra), du riz gluant (khao niao) servi en boule à la main, et d’herbes sauvages cueillies dans les champs.

  • Som tam : la salade de papaye verte pilée au mortier, relevée de piments frais, de jus de citron vert et de pla ra, est le plat emblématique de la région
  • Laab : salade de viande hachée (porc, bœuf ou poulet) assaisonnée de riz grillé pilé, de menthe fraîche et de citron vert
  • Gai yang : poulet mariné aux herbes et grillé au charbon de bois, servi avec une sauce sucrée-pimentée
  • Sai krok isaan : saucisse fermentée au riz, légèrement acidulée, grillée et servie avec des crudités
  • Insectes grillés : criquets, vers de bambou et grillons sont des snacks courants sur les marchés, riches en protéines et très appréciés des locaux

Les marchés nocturnes de Surin et les petites échoppes de bord de route autour de Prasat sont les meilleurs endroits pour découvrir cette cuisine populaire pour moins de 2 euros par repas.

Patrimoine khmer : sur la route des temples oubliés

La province de Surin et ses environs constituent l’un des territoires les plus riches en vestiges khmers hors du Cambodge. Entre le IXe et le XIIIe siècle, l’empire khmer étendait son influence bien au-delà d’Angkor, jalonnant le plateau de Khorat de sanctuaires, de bassins sacrés et de relais routiers.

Autour de Prasat, plusieurs sites méritent une exploration attentive :

  • Prasat Ban Phluang : petit temple khmer du XIe siècle en briques rouges, remarquablement bien conservé, situé dans un cadre villageois paisible
  • Prasat Sikhoraphum : ensemble de cinq tours en latérite et grès finement sculptées, entourées d’un bassin sacré, à une trentaine de kilomètres de Surin
  • Prasat Ta Muen Thom : sanctuaire frontalier à l’atmosphère sauvage, sur l’ancienne route royale reliant Angkor à Phimai

Ces sites, peu fréquentés par les touristes étrangers, offrent une expérience archéologique intime et silencieuse, loin des foules. Prévoir une carte détaillée ou un GPS, car la signalisation est souvent en thaï uniquement.

Activités de plein air : la campagne isaan grandeur nature

Au-delà des temples, la campagne de l’Issan se prête à de nombreuses activités de plein air qui permettent de vivre le territoire autrement qu’en simple spectateur.

  • Vélo dans les rizières : les routes secondaires autour de Prasat sont idéales pour des sorties à vélo au lever du soleil, quand la brume matinale enveloppe les champs et que les paysans commencent leur journée
  • Observation des oiseaux : la région compte de nombreuses zones humides et forêts galeries abritant des espèces rares comme le calao bicorne et divers martins-pêcheurs
  • Pêche traditionnelle : certains villages proposent des initiations à la pêche au filet dans les étangs et les rivières locales, une activité conviviale et dépaysante
  • Visite de fermes de riz gluant : la province de Surin produit du riz gluant de qualité supérieure ; des visites de fermes permettent de comprendre le cycle cultural et de participer aux récoltes en novembre

La saison sèche, de novembre à février, est la période idéale pour toutes ces activités : températures douces (20 à 28°C), ciel dégagé et paysages dorés par la récolte du riz.

Armand Dutour-Giverny

Mon avis sur l’Issan à Prasat près de Surin

En arrivant à Prasat, près de Surin, j’ai tout de suite ressenti une atmosphère authentique, loin des foules touristiques que l’on trouve ailleurs en Thaïlande. La tranquillité des paysages ruraux, avec ses rizières verdoyantes et ses petits temples khmers parsemés ici et là, m’a enveloppé d’une sérénité incroyable. Le doux parfum des herbes et le chant des oiseaux composaient une toile de fond magnifique, tandis que le soleil se couchait lentement, teintant le ciel de doux dégradés pastel. La chaleur humaine des habitants, toujours souriants et accueillants, a également contribué à rendre cette première impression inoubliable.
Ce que j’ai adoré à Prasat, c’est la richesse culturelle qui s’y déploie, notamment à travers le Musée national de Surin, où j’ai pu contempler des objets anciens et comprendre mieux l’héritage khmer de la région. Le Wat Burapharam, avec sa majestueuse statue de Bouddha, a été un véritable coup de cœur; l’énergie spirituelle qui y règne est palpable. Cependant, soyez prêt à marcher un peu, car les transports publics ne sont pas aussi fréquents qu’en ville. Je te conseillerais d’opter pour un scooter pour explorer les alentours ou de prévoir un bon nombre de bahts pour les songthaews.
Je recommande vivement de visiter Prasat entre novembre et mars, lorsque la météo est particulièrement clément. C’est un lieu idéal pour les voyageurs en quête d’authenticité et de patrimoine culturel. N’oublie pas d’emporter une bonne crème solaire et de l’eau, car même si la chaleur est agréable en hiver, elle peut être accentuée en plein jour. Profitez-en pour discuter avec les locaux et vous immerger dans leurs traditions, car leur générosité et leurs histoires enrichiront votre voyage bien plus que les sites touristiques ne le pourraient.

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L’Issan autour de Prasat et Surin est l’une de ces destinations qui transforment un voyage en expérience humaine. Loin des plages bondées du sud et des temples saturés de touristes du nord, cette région offre ce que la Thaïlande moderne a du mal à préserver ailleurs : l’authenticité. Des temples khmers qui émergent de la végétation dans un silence presque sacré, des marchés où l’on mange pour une poignée de bahts, des artisanes qui tissent la soie avec une précision millénaire et des éléphants qui vivent encore au rythme de leurs mahouts. Voyager dans l’Issan, c’est accepter l’inconfort de l’inconnu et recevoir en échange une générosité et une profondeur culturelle rares. Une région à découvrir maintenant, avant que le tourisme de masse ne la rattrape.

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